La Diaspora Bond et les précipitations coupables de pape Malick NDOUR( Khadim Ndiaye CEE)

Le Premier ministre Ousmane SONKO a annoncé, en Italie,lors de la présentation du Plan de Redressement économique et social à la diaspora ,le lancement prochain de la Diaspora Bond, un mécanisme innovant de mobilisation de ressources internes, destiné à impliquer les ressortissants sénégalais établis à l’etranger, dans le financement du développement économique et social du pays.
Cette nouvelle démarche d’un Etat stratége et fidèle à sa vision souverainiste et endogène du développement, porteuse d’espoir pour le peuple sénégalais, n’a pas manqué de susciter chez certains, des reactions qui cachent mal, très mal même, leur seule et unique volonté de mettre du sable dans le «couscous sénégalais en préparation » pour un mieux être de la population.
C’est dans ce registre, qu’il convient de placer la sortie de Pape Malick NDOUR qui accuse , à tort, l’Etat du Sénégal de vouloir transférer le risque de change à la Diaspora, dans le cadre de cette opération, pour la sacrifier.
Une telle affirmation appelle de notre part , en toute objectivité, un regard critique sur l’analyse qui est révélatrice, au demeurant, des vraies intentions de l’auteur par rapport à un comportement que je qualifie de précipitation douteuse.
D’abord, pourquoi vouloir ipso facto et de façon péremptoire et hasardeuse, conclure à un « transfert de risque de change» alors que le Gouvernement du Sénégal qui est l’Initiateur de ce levier stratégique du redressement économique, n’a fait qu’annoncer l’opération ainsi que la philosophie qui l’entoure, en attendant sa présentation détaillée et exhaustive lors de la journée de lancement prévue le 18 septembre prochain ?
De toute évidence , le gouvernement mettra en place, un instrument sécurisé( ecarter tout risque pour les parties prenantes), rénumerateur et dont la seule garantie incitative et perenne demeure sa fiabilité et non l’inverse comme semble le prédire avec certitude,notre ami pape Malick, l’économiste en chef de l’opposition.
Ensuite, quel est l’Etat ”irresponsable qui transforme sa diaspora en bouclier contre les fluctuations de change » ou moment où, le but principal recherché, c’est justement de transformer cette même diaspora en un véritable pilier de la croissance nationale en capitalisant le fort potentiel financier (plus de 2 2 11 milliards de transferts de fonds vers le Sénégal en 2024),vers d’autres secteurs et projets d’intérêt national?
Donc, c’est tout simplement illogique, naïf et caractéristique d’une mauvaise foi, le fait de penser un instant que l’Etat du Sénégal, sous l’impulsion du Président de la République Bassirou Diomaye FAYE et de son Premier ministre Ousmane SONKO, va ramer à contre courant de ses objectifs et stratégies de développement. Entendez par là que l’Etat ne voudra jamais une chose et son contraire.
Enfin,contrairement à ce que prétend Monsieur NDOUR, l’Etat du Sénégal ne tend pas la main à sa diaspora, pour lui demander, à travers un prêt, de financer ses projets nationaux, mais veut impliquer directement ses ressortissants établis à l’étranger dans le financement de son développement économique et social , à travers cette Diaspora Bond qui va cohabiter avec d’autres mécanismes endogènes dont la mise en oeuvre oblige le Gouvernement a entamer des réformes dans beaucoup de domaines et secteurs.
Ainsi,il ne s’est jamais agi pour le gouvernement, de faire porter tous ses projets nationaux à la diapora, mais plutot de la faire participer à l’oeuvre de construction nationale, en tenant compte de leur potentiel financier.
Donc,la Diaspora est une partie intégrante de la Nation sénégalaise dont l’élan patriotique est actionné pour le redressement du pays pour le quel elle a appelé de tous ses voeux en portant massivement son choix sur le PASTEF qui en a fait son cheval de bataille.
En définitive, lorsqu’on a comme seule objectif de dénigrer ou de peindre du noir dans tout ce que entreprend ce nouveau régime, on finit inéluctablement par se ridiculiser, se fourvoyer,se perdre dans sa crédibilité et sa clairvoyance intellectuelles, au point de se trouver dans un engrenage oû on est obligé de « danser plus vite que la musique ” ou de se faire rattraper par l’adage wolof qui dit que « bâla ngâ wal guémigniou sàmmê( éleveur) ngâ khâm lou mouy weuliss» Pour dire tout simplement, qu’il est imprudent de juger toujours un livre par sa couverture.
Le gouvernement est suffisamment responsable et compétent pour ne pas se lancer dans des opérations financières impliquant ses ressortissants,et qui auront comme conséquence leur appauvrissement.
Khadim NDIAYE, Commissaire aux Enquêtes économiques principal, PASTEF Touba