Ma part de vérité philosophique sur les promesses électorales(Par Khadim Ndiaye Pastef Touba)

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Le facteur temps, à l’image du déroulement du cycle de vie de l’Homme sur terre, est impérativement à intégrer dans l’appréciation des promesses électorales à l’épreuve du pouvoir.

En effet, avant d’atteindre la maturité, l’être humain franchit forcément les étapes de la naissance, de l’enfance, de l’adolescence et de l’âge adulte. Chaque étape correspond à un niveau de développement physique, physiologique et psychologique de l’individu.

De la même manière, lorsqu’un régime bénéficiant de la confiance du peuple met en œuvre toute une politique qui ne saurait brûler les étapes (conception du projet initial ou vision confrontée aux résultats du diagnostic, adaptation ou réajustement et consolidation, prise en charge des préoccupations pressantes, recherche des voies et moyens en conformité avec la vision, et début des réalisations concrètes correspondant à une phase de maturation), il est forcément sur la bonne voie.

Autant un être humain ne peut pas, dès la naissance, savoir parler, marcher, avoir une capacité de discernement et jouer le rôle attendu de lui dans la société surtout qu’il fera face à de multiples facteurs ou événements imprévus de nature à retarder le chemin, autant un gouvernement ne saurait, en un clin d’œil, et quelles que soient la volonté et la détermination des autorités, réaliser toutes les promesses faites à son peuple. À plus forte raison que les écueils (rapport de la Cour des Comptes sur la situation des finances publiques de 2019 à 2024, en l’espèce) rencontrés sur le chemin, ne sont pas de nature à faciliter les choses et demandent des réajustements ainsi que des réponses stratégiques (plan de redressement économique et social, avec l’ensemble des mesures d’accompagnement en termes de réformes dans des secteurs ou domaines dont l’apport sur la mobilisation des ressources endogènes est certain, mais qui tirent leur pertinence de la “vision Sénégal 2050”).

En conséquence, ce qui semble être, pour certains, des signes de volte-face, de reniement ou d’incompétence, n’en est pas un. Ce nouveau régime se trouve dans une très bonne dynamique de réalisation du “Projet”, mais qui doit nécessairement suivre un processus débutant par la “vision 2050”, ses différentes déclinaisons, ainsi que le plan de redressement économique et social, sans préjudice des nombreuses actions menées dans divers secteurs ou domaines afin d’améliorer sensiblement les conditions de vie des citoyens.

Ces derniers doivent, toutefois, s’armer de maturité, de patience, de discernement, de dynamisme et de patriotisme, aux côtés des autorités, pour un Sénégal juste, souverain et prospère. Dans ce sens, je crains fort qu’il y ait, le moment venu, beaucoup de manipulateurs politiciens et autres agitateurs sans assise populaire qui seront déçus de l’issue heureuse des projets et programmes initiés par le nouveau régime, au bénéfice exclusif de la nation sénégalaise.

Khadim NDIAYE, PASTEF Touba

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