Maroc: le roi appelle à ne pas sacrifier le mouton de l’Aïd face à la pire sécheresse depuis 40 ans
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Une fois le ramadan – devant commencer le 1er ou le 2 mars – terminé, les musulmans célébront la rupture du jeune avec l’Aïd el-Fitr, la « petite fête » puis deux mois plus tard, la fête la plus importante du calendrier musulman: l’Aïd al-Kebir.
Si à cette occasion, la coutume veut qu’un mouton soit sacrifié, le roi du Maroc Mohammed VI, a appelé la population à ne pas effectuer ce sacrifice lors de la fête de l’Aïd qui aura lieu début juin, soixante-dix jours après la fin du ramadan. Et ce, en raison d’une diminution du cheptel liée à la sécheresse qui a fait grimper les prix.
« Notre pays affronte des défis climatiques et économiques qui ont eu pour conséquence une régression substantielle du cheptel », a noté le roi, qui a le statut de « commandeur des croyants » musulmans dans son pays, dans un discours lu par le ministre des Affaires religieuses ce mercredi 26 février à la télévision publique.