Diomaye Faye : le courage d’un second mandat qui commence par la peur du premier( Par Bathie Sogue CD Mbacké)

On ne gouverne pas un pays en regardant dans le rétroviseur, encore moins quand la personne dans le rétroviseur lorgne votre fauteuil.
Bassirou Diomaye Faye veut déjà un second mandat. Il y pense, il s’y prépare, il y travaille. Mais comment prétendre à cinq ans de plus quand on n’a pas le courage d’exercer pleinement les cinq ans qu’on a déjà ?
Le vrai drame de cette présidence, c’est ce paradoxe : le Président veut durer, mais il refuse de s’affirmer. Il rêve de 2029, mais il tremble devant 2026. Pourquoi ? Parce qu’Ousmane Sonko, Premier ministre et leader réel du Pastef, ne cache plus ses ambitions. Ses sorties, ses réseaux, ses hommes placés partout : tout indique qu’il lorgne le fauteuil présidentiel. Et face à ça, Diomaye Faye choisit le silence.
Où est le courage de défendre son propre siège ? Où est le courage de rappeler que le Président, c’est lui ? Au lieu de borner le terrain, il laisse Sonko étendre son emprise. Au lieu de trancher, il délègue. Au lieu de s’imposer, il s’efface. On gouverne pour le peuple, pas pour ne pas froisser son Premier ministre.
Un chef qui a peur d’affronter son numéro deux n’aura jamais l’audace d’affronter les vrais problèmes du pays. Et un Président qui calcule son second mandat avant d’avoir honoré le premier n’inspire ni respect, ni confiance.
Le Sénégal mérite un Président qui se bat pour sa fonction, pas un Président qui négocie sa survie. Si Diomaye Faye veut vraiment 2029, qu’il commence par avoir le courage de 2024 à 2029.
Sinon, il aura offert son fauteuil sur un plateau celui-là même qu’il n’ose pas regarder en face. Bathie sogue conseiller départemental de Mbacke,FDR