Mbacké : Rien ne va plus à KIIRAAY ! Le Dr Mamadou Mbodji tire la sonnette d’alarme et dénonce une « gestion solitaire »

La crise couve au sein de la coordination départementale du mouvement politco-citoyen KIIRAAY à Mbacké. Dans une note d’interpellation au vitriole transmise aux instances suprêmes de la formation et rendue publique, le Dr Mamadou Mbodji, membre fondateur de KIIRAAY et coordonnateur de la structure des cadres du département, dresse un réquisitoire sans concession contre les méthodes du coordonnateur départemental.
Absence de concertation, inertie des commissions, conférence de presse solo et rupture de dialogue : le responsable politique alerte sur un risque réel de décomposition de la base militante à Mbacké si un redressement stratégique n’est pas opéré en urgence.
Une coordination « fantôme » et un défaut d’ancrage territorial
Le premier grief formulé par le Dr Mbodji touche directement à la dynamique de fonctionnement du parti dans la zone. Selon lui, depuis l’installation des instances départementales, aucune réunion formelle du bureau n’a été convoquée. Résultat : un pilotage à vue et l’absence totale de suivi des commissions chargées de la mobilisation et de la massification.
« Une coordination départementale ne peut se limiter à un titre ou à une fonction honorifique. Elle implique une présence effective, une disponibilité permanente et un suivi rigoureux des activités », martèle le Coordonnateur des Cadres.
À en croire le rédacteur de la note, l’indisponibilité répétée du coordonnateur départemental et sa difficulté à maintenir un canal de communication fluide avec sa base ont fini par paralyser l’action politique sur le terrain.
L’épisode de la conférence de presse : la goutte d’eau
Alors que les tensions couvaient déjà, l’organisation récente d’une conférence de presse par le coordonnateur départemental — sans consultation préalable du bureau ni information des instances — a mis le feu aux poudres.
Le Dr Mbodji dénonce une violation flagrante des règles élémentaires de la collégialité et de la responsabilité collective :
- Un manque de transparence : Prise de parole publique engageant tout le mouvement sans aval du bureau.
- Un paradoxe d’inclusion : Présence de responsables externes alors que des cadres légitimes du bureau n’ont pas été associés.
- Une démarche d’exclusion : Le refus systématique d’intégrer de véritables figures politiques locales disposant d’un ancrage réel dans le département.
« Notre loyauté n’est pas un chèque en blanc »
Tout en rappelant son compagnonnage de première heure avec le chef de l’État, notamment à travers la coalition Diomaye Président, le Dr Mamadou Mbodji tient à préciser la portée de sa démarche. Il ne s’agit pas, selon lui, d’une tentative de déstabilisation personnelle, mais d’une exigence de vérité pour préserver la cohésion interne.
« Nous étions déjà engagés dans cette dynamique lorsque le coordonnateur actuel a rejoint la mouvance présidentielle. Nous lui avons apporté notre soutien par loyauté et par volonté de rassemblement. Mais la solidarité ne peut être à sens unique », avertit-il.
Plan de sortie de crise : Les 5 exigences des cadres de Mbacké
Pour éviter une fracture irréparable à Mbacké et consolider l’implantation du mouvement en vue des échéances à venir, le Dr Mbodji formule une feuille de route urgente en cinq points :
- Convocation immédiate d’une réunion d’évaluation du bureau départemental.
- Réactivation opérationnelle des commissions de travail (mobilisation et massification).
- Ouverture inclusive envers les leaders d’opinion et responsables influents du département.
- Restauration permanente du dialogue et de la disponibilité du leadership.
- Respect strict du fonctionnement collégial pour toute prise de position publique au nom de KIIRAAY.
Le message est désormais clair : la balle est dans le camp du coordonnateur départemental. Reste à savoir si la direction centrale de KIIRAAY prêtera une oreille attentive à ce cri d’alarme venu du cœur politique du baol.
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