Pastef en ébullition : Ousmane Sonko accuse Bassirou Diomaye Faye de trahison et de reniement

0 5

​Le divorce semble désormais consommé et gravé dans le marbre entre les deux figures de proue de l’ancien ticket de l’ex-Pastef. Dans une charge d’une virulence rare, Ousmane Sonko n’a pas ménagé son ancien lieutenant, Bassirou Diomaye Faye. L’accusant ouvertement de trahison politique et de reniement des valeurs fondatrices de leur projet commun, le leader de Pastef tire à boulets rouges sur celui qu’il a dit pourtant porté au pouvoir.

​L’accusation de « parti dans le parti »

​Ousmane Sonko a d’abord tenu à rappeler le long compagnonnage entre les deux hommes, énumérant les postes stratégiques occupés par Bassirou Diomaye Faye au sein de la formation politique : de la gestion des cadres à la responsabilité de la diaspora. Mais selon Sonko, ce parcours cachait un agenda secret.
​Il accuse Diomaye Faye d’avoir profité de ses fonctions pour positionner ses pions et tenter de fracturer l’organisation de l’intérieur. Citant le dicton wolof « Sathie boudoul raw Diarta yakh nelaw » (le voleur démasqué perd son sommeil), Ousmane Sonko affirme avec assurance que le plan a échoué et que la moisson de dissidents « n’est heureusement pas composée de militants de Pastef ».

​Le reniement du « Système » et le balai cassé

​Le cœur de la charge politique réside cependant dans le constat du reniement total des promesses de rupture. Alors que la lutte contre « le Système » constituait l’ADN de leur combat politique, Ousmane Sonko dresse un bilan sans concession de la gouvernance actuelle :
​« Diomaye a restauré le système. Tout ce qu’on combattait est devenu monnaie courante aujourd’hui. »
​Pour imager ce renoncement et l’isolement politique du président, Sonko utilise une métaphore cinglante : « Diomaye est maintenant assis sur son balai. » Le balai, symbole fort de l’assainissement de la vie publique et de la rupture prônée pendant la campagne, est devenu inutile, laissant le chef de l’État seul face à ses contradictions.

​En concluant sur le fait que « les Sénégalais n’aiment pas les traîtres », Ousmane Sonko acte une rupture idéologique et personnelle profonde. Le mythe du projet porté à deux s’effondre, laissant place à une guerre ouverte pour le contrôle de la légitimité politique aux yeux du peuple sénégalais.

Senactu.net

Leave A Reply

Your email address will not be published.