PASTEF en Crise à l’Assemblée ? Le Député Mayabé Mbaye Dégaine et Balaye les Rumeurs de Défection

Dakar, Senactu — Vent de panique ou simple tempête dans un verre d’eau ? Alors que des bruits de couloir de plus en plus insistants faisaient état d’une vague massive de démissions — évoquant le départ de 25 à 50 parlementaires — au sein du groupe PASTEF – Les Patriotes à l’Assemblée nationale, la réplique ne s’est pas fait attendre. Dans une sortie médiatique musclée, le député Mayabé Mbaye est monté au créneau pour éteindre l’incendie et recadrer le débat politique.
Sans détour, le parlementaire a apporté un démenti catégorique aux accusations de fragmentation interne. Selon lui, le groupe parlementaire de la majorité reste parfaitement soudé, opérationnel et imperméable aux tentatives de déstabilisation. Cette mise au point vise avant tout à rassurer la base militante et à projeter l’image d’un parti toujours maître de son agenda législatif, malgré la pression politique ambiante.
Règlement de comptes judiciaire et bras de fer constitutionnel
Au-delà de la vie interne de sa formation, Mayabé Mbaye s’est livré à une critique sans concession de la gestion de l’État et du fonctionnement de l’appareil judiciaire. Revisitant les accusations lourdes de « terrorisme » ou de « haute trahison » portées contre d’anciens responsables, le député a dénoncé ce qu’il considère comme des procédures biaisées.
Au cœur de son argumentation, les limites du pouvoir exécutif et le rôle clé des institutions judiciaires :
- Conseil Constitutionnel : Un rappel ferme de son rôle de rempart ultime de la legalité.
- Ministère de la Justice : Une remise en question des prérogatives et de l’impartialité des poursuites.
- Présidence de la République : Une critique directe de la conduite des affaires de l’État.
En recadrant le débat sur le terrain du droit strict et de la cohésion parlementaire, le député tentera-t-il d’éteindre définitivement les spéculations ? Une chose est sûre : sur l’échiquier politique sénégalais, la bataille des récits ne fait que commencer.
Senactu.net