Sénégal : Prison ferme pour trois militants de Pastef après des imprécations ciblées sur TikTok

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Trois sympathisants du parti au pouvoir ont été condamnés à des peines de prison ferme par la justice sénégalaise. En cause : une vidéo devenue virale sur la plateforme TikTok, dans laquelle ils appelaient au malheur et à la mort de la personne ayant « trahi le projet ».

​C’est une décision de justice qui confirme la ligne dure des autorités face aux dérapages numériques. Trois militants du Pastef (Patriotes africains du Sénégal pour le travail, l’éthique et la fraternité) ont écopé de peines de prison ferme après la diffusion d’une séquence polémique sur le réseau social TikTok.

Des prières mortifères visant le chef de l’État

​Dans cette vidéo largement relayée, les trois prévenus apparaissaient en train de formuler des prières et des incantations particulièrement violentes, souhaitant ouvertement le malheur et la mort de « celui qui a trahi le projet du Pastef ».

​Bien que le nom du destinataire ne soit pas explicitement prononcé dans la séquence, le travail des enquêteurs et le réquisitoire du parquet ont rapidement levé toute ambiguïté. Pour le ministère public, ces attaques ciblent directement le président de la République, Bassirou Diomaye Faye.

​À l’issue de leur procès, les juges ont retenu deux infractions principales :

  • Offense au chef de l’État ;
  • Diffusion de discours contraires aux bonnes mœurs.

Un signal fort envoyé sur les réseaux sociaux

​Cette condamnation s’inscrit dans un contexte d’encadrement strict de la parole publique en ligne au Sénégal. Face à la multiplication des dérapages verbaux, des rumeurs et des appels à la violence sur les plateformes numériques, la justice réaffirme sa volonté de protéger l’institution présidentielle tout en posant des limites claires à la liberté d’expression sur Internet.

​En frappant du poing sur la table, l’appareil judiciaire envoie un message limpide : l’appartenance politique ou la proximité avec le parti au pouvoir ne sauraient servir d’immunité face aux excès commis sur les réseaux sociaux.

Senactu.net

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