L’impossible poignée de main : Comment Washington et Téhéran ont orchestré la fin de la guerre

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​Contre toute attente, le bruit des bottes laisse place au silence de la diplomatie. Après plus de trois mois d’un conflit armé d’une intensité rare qui menaçait d’embraser définitivement tout le Moyen-Orient, les États-Unis et l’Iran viennent d’annoncer un accord de paix historique. Un dénouement spectaculaire pour une guerre que beaucoup croyaient sans issue.

​Le détonateur économique : Le déblocage d’Hormuz .

Le cœur de ce compromis historique repose sur une double respiration pour l’économie mondiale et iranienne : Le retour de l’or noir : L’armée iranienne s’est engagée à lever immédiatement le blocus du détroit d’Hormuz, véritable artère jugulaire du commerce pétrolier mondial. « Navires du monde, démarrez vos moteurs. Laissez couler le pétrole ! », a lancé le président américain pour officialiser la nouvelle.

​Le levier financier : En contrepartie, Washington procède à la levée de son propre blocus naval et amorce un dégel progressif des actifs financiers iraniens à l’étranger (on parle de près de 24 milliards de dollars), offrant à Téhéran une bouffée d’oxygène vitale.

Une diplomatie de l’ombre payante

​Si les deux superpuissances s’attribuent mutuellement le mérite de la victoire, ce miracle diplomatique est avant tout le fruit d’une médiation internationale acharnée. C’est sous l’égide du Pakistan, soutenu par la Turquie, le Qatar et l’Arabie saoudite, que les négociations secrètes ont pu aboutir à un texte final de « mémorandum d’entente ».
​Le cessez-le-feu, qualifié d’« immédiat et permanent », ne se limite pas aux frontières de l’Iran : il englobe également le front libanais, cherchant à pacifier l’ensemble de la région d’un seul coup de plume.

​Ce qu’il faut retenir : La méfiance reste totale entre les deux nations. Cet accord n’est pas un traité d’amitié, mais un compromis pragmatique dicté par l’usure militaire de l’Iran et la volonté américaine d’éviter l’enlisement.
​Les délégations des deux pays ont désormais rendez-vous ce vendredi 19 juin en Suisse pour la signature officielle du traité. Un moment qui fermera, du moins sur le papier, l’un des chapitres les plus brûlants de l’histoire contemporaine.

Senactu.net avec la presse internationale

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