Sûreté Urbaine : le journaliste Mor Mbaye Cissé Diop placé en garde à vue, la presse de Mbacké fait bloc derrière le correspondant de Seneweb

Dakar, Sénégal – Vent de panique et d’indignation dans le paysage médiatique sénégalais. Notre confrère Mor Mbaye Cissé Diop, correspondant du site d’information Seneweb, fait face à une procédure judiciaire qui suscite une vive inquiétude au sein de la corporation. Il est placé en garde à vue dans les locaux de la Sûreté Urbaine (SU) du Commissariat Central de Dakar suite à une auto-saisine du Procureur de la République.
Le grief retenu contre lui ? Des faits présumés de « diffusion de fausses nouvelles ».
Une erreur de bonne foi immédiatement rectifiée
À l’origine de cette affaire, un article publié récemment par le journaliste, faisant état de l’arrestation du fils d’un magistrat du Pool Judiciaire Financier (PJF). Ce dernier était soupçonné du vol d’une somme de 25 millions de francs CFA au domicile de son paternel.
Cependant, les conclusions de l’enquête ayant rapidement infirmé cette thèse, le journaliste n’a pas tardé à réagir. Faisant preuve d’une transparence et d’une rigueur saluées par ses pairs, Mor Mbaye Cissé Diop a immédiatement publié un démenti et une clarification. Ce rectificatif a été diffusé dans les mêmes formes et conditions que l’article initial, conformément aux règles d’éthique et de déontologie qui régissent le journalisme.
Une prompte rectification qui, visiblement, n’a pas suffi à éteindre l’action publique, menant à sa convocation ce mardi 23 juin 2026.
La presse locale fait bloc derrière le journaliste
Cette tournure judiciaire passe mal du côté des professionnels des médias. Dans un communiqué parvenu à notre rédaction, le Cadre de concertation des correspondants régionaux de presse du département de Mbacké a exprimé son « immense surprise » et sa « vive préoccupation ».
Pour cette structure locale, la bonne foi du journaliste est évidente et cette convocation n’a pas lieu d’être :
« Le Cadre s’étonne d’autant plus de cette procédure judiciaire que la bonne foi du journaliste a été manifestement prouvée par cette prompte rectification. »
Affichant un « soutien inconditionnel » et une « solidarité agissante » envers leur confrère, les journalistes de Mbacké rappellent un principe fondamental de la liberté de la presse : le droit à l’erreur de bonne foi, dès lors qu’elle est honnêtement corrigée.
L’évolution de cette affaire reste suivie de très près par l’ensemble de la communauté médiatique, qui appelle au respect du libre exercice de la profession.
Par la rédaction de Senactu.net