Bac 2026 à Dakar : Le « forfait triche » par Wave et AirPods démantelé au Point-E

Un réseau de fraude au baccalauréat bien ficelé a été neutralisé en plein examen à Dakar. Quatre candidates de Terminale L2 du cours privé IFAA ont été arrêtées pour fraude à l’examen et association de malfaiteurs. Leur méthode ? Un abonnement clandestin payé par Wave pour recevoir les corrections en temps réel via des écouteurs invisibles.
Le flagrant délit qui a tout fait basculer
Mercredi 1er juillet 2026, dès 8 heures, le piège se referme au centre d’examen du lycée Blaise Diagne. Une surveillante, intriguée par un murmure masculin, surprend la candidate A. S. Djiba (20 ans, jury 1485, table 207302) en pleine épreuve de français. À l’autre bout du fil, un mystérieux complice dicte le corrigé.
L’anecdote clé : Réalisant que le téléphone a été intercepté, l’interlocuteur demande à la candidate de « tousser » pour confirmer sa présence et lui conseille de fuir aux toilettes. Face aux menaces de la surveillante d’appeler la police, le complice raccroche.
20 000 FCFA le corrigé : Une triche déclinée en réseau
Conduite au Commissariat d’Arrondissement du Point-E, la candidate passe aux aveux et dénonce ses complices, toutes issues du même groupe Snapchat. Les policiers lancent immédiatement une série d’interpellations flash dans les autres centres de la capitale : Au Lycée Maurice Delafosse : Arrestation de M. K. Thiam (22 ans) et T. Mbengue (22 ans), toutes deux domiciliées à Yoff. À l’Université Amadou Hampathé Ba : Interpellation de F. D. Ndiaye (21 ans), résidant à Yoff Ndeungane.
Toutes ont été surprises avec le même équipement : un smartphone et des AirPods. Les quatre complices ont avoué avoir déboursé entre 19 000 et 20 000 FCFA via Wave pour s’attacher les services du mystérieux « souffleur ».
La traque du cerveau de l’opération
Placées en garde à vue, les candidates affirment ignorer l’identité réelle de leur contact. Les téléphones et AirPods ont été saisis. Les enquêteurs ont d’ores et déjà émis des réquisitions judiciaires auprès des opérateurs de téléphonie mobile et de la plateforme Wave pour identifier, localiser et arrêter le cerveau de ce réseau.