Coup de théâtre à l’Assemblée : L’expulsion musclée d’un député provoque le boycott de l’opposition

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​En pleine session sur la révision de la Constitution, le président de l’Assemblée, Ousmane Sonko, a fait intervenir les gendarmes pour évacuer le député Abdou Mbow. Un incident électrique qui a poussé l’opposition à déserter l’hémicycle.

Dakar, ce lundi. – L’ambiance était déjà électrique, elle a fini par exploser. L’ouverture de la séance parlementaire consacrée à l’examen crucial de la proposition de loi portant révision de la Constitution a sombré dans le chaos ce lundi à l’Assemblée nationale.

​Alors que les débats s’apprêtaient à s’ouvrir, une scène d’une rare intensité a figé l’hémicycle : l’irruption des forces de gendarmerie venues extirper de force un parlementaire.

​Le point de rupture

​À l’origine de ce clash, une bataille de procédure. Le député Abdou Mbow, porte-parole du groupe parlementaire d’opposition Takku Wallu, exigeait avec insistance de prendre la parole avant le lancement officiel des discussions sur le texte. Face au refus de la présidence de séance d’accéder à sa demande, le ton est rapidement monté.

​Pour débloquer la situation et face à l’obstruction du député, le président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko, a pris une décision radicale : faire appel aux forces de défense et de sécurité pour évacuer l’élu et permettre la poursuite des travaux.

​« Des gendarmes sont entrés directement dans l’hémicycle pour extirper le député Abdou Mbow, qui s’opposait fermement à l’ouverture des débats. »

​Un hémicycle vidé de son opposition

​L’intervention des forces de l’ordre au cœur du sanctuaire législatif a immédiatement provoqué une onde de choc. En signe de protestation de solidarité, l’ensemble des députés du groupe Takku Wallu a quitté l’hémicycle, laissant les bancs de l’opposition dramatiquement vides.

​Ce coup d’éclat intervient dans un climat politique déjà délétère. Le projet de révision constitutionnelle suscite depuis plusieurs jours une vive contestation, cristallisant la colère de nombreux partis d’opposition et d’organisations de la société civile, qui y voient un passage en force.

​Avec ce boycott et cette évacuation inédite, le dialogue semble définitivement rompu au Palais de la République, alors que le texte officiel doit être adopté dans les heures qui viennent.

senactu.net

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